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L'esprit des villes

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Après Charlie: la politique de la ville, des moyens sans fins

Après Charlie: la politique de la ville, des moyens sans fins

par Thierry Paquot

 

Paris le 7 janvier 2015 vers 11h30: Chérif et Saïd Kouachi pénètrent dans les locaux de Charlie-Hebdo, hebdomadaire satirique, et assassinent tous les présents. Le fracas des kalachnikov résonne encore dans l’immeuble et dans les oreilles de celles et ceux qui n’imaginaient pas un tel massacre, tant la guerre leur semblait loin. Et puis on ne tire pas sur des gens désarmés, pacifistes de surcroît ! C’est le monde à l’envers ! Pourquoi tant de haine ? Tout a été écrit sur Saïd né en 1980 et Chérif né en 1982, orphelins, élevés à Treignac dans une institution financée par la Fondation Claude Pompidou, qui basculent dans l’islamisme radical suite à leur rencontre avec Farid Benyettou, le leader du groupe des Buttes-Chaumont, dont les membres sont recrutés dans la mosquée Adda’wa, rue de Tanger. Lire la suite

Quand Le Corbusier s’expose

Quand Le Corbusier s’expose

Retour sur la véritable première rétrospective européenne consacrée à Le Corbusier.

Par Florence Marchal

La récente exposition que le Centre Pompidou a consacrée à Le Corbusier, Mesures de l’homme, est apparue comme l’événement couronnant le cinquantenaire de sa mort. Accompagnée de la sortie d’une poignée de livres (catalogues d’exposition, biographie « fictionnelle », révélation,… voir « Esprit critique »), elle a été largement commentée par la presse – et en particulier par Le Monde – qui en a fait une sorte de feuilleton hebdomadaire réveillant la guerre des clans : les pour-corbu et les contre-corbusier.
Paris, ville d’accueil du suisse Le Corbusier – là où sa « vie doit se faire », qu’il ne peut envisager de quitter au risque de se sentir « effroyablement déraciné » -, a convoqué en quelques semaines de vieux démons, atténués par le temps et refoulés en la plupart comme on en oublie les petites hontes qui jalonnent notre vie ; nonobstant néanmoins le fait que la trame dramatique va bien au-delà et s’enracine dans l’Histoire. Cette phase historique couvre particulièrement la période délicate des années d’avant-guerre et n’a pas de véritable fin puisque l’euphorie – justifiée – de l’armistice permit à une partie des « grands de ce monde » de glisser subtilement d’une idéologie à l’autre, et de se retrouver, après-guerre, à soutenir des projets communistes et/ou de reconstruction. Lire la suite

D’un phalanstère l’autre

D’un phalanstère l’autre

par Thierry Paquot

« Notre tort n’est pas, comme on l’a cru, de trop désirer, mais de trop peu désirer. » (Charles Fourier, III, p.233)

Le mot « phalanstère » ne se répand vraiment dans la langue française ordinaire qu’avec la diffusion du fouriérisme. Pierre Larousse en donne la définition suivante dans son Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle (1874) : « Habitation de la commune sociétaire, régie par le système de Fourier ou de sa phalange. » (p.750) Cette entrée est suivie d’une autre consacrée à « Phalestérien, ienne », qui est à la fois un adjectif (« Qui appartient, qui a rapport au phalanstère. ») et un nom commun (« Membre, habitant d’un phalanstère. »). Lire la suite

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